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DEUXIEME PARTIE
1 La cheville à la Belle Époque Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Lorsqu’on étudie la Belle Époque, on constate très rapidement que l’image idéalisée que nous ont transmise nombre de contemporains est fort différente de celle que nous impose l’histoire.
Certains n’ont vu dans la Belle Époque que sa surface brillante, le Paris luxueux des quartiers de l’ouest, la Chaussée d’Antin, les champs de course d’Auteuil et de Longchamp, Maxim’s, le Paris de Boni de Castellane, le Paris où se presse le "monde" la ville des théâtres et des cafés-concerts…
Les historiens ont une autre vision de cette période. La Belle Époque c’est aussi la Grande Dépression des années 1882-1896, ce sont toutes les crises sociales qui l’ont traversée, c’est l’agriculture constamment en crise de 1880 à 1899, le phylloxéra qui ravage les plants, les prix des céréales constamment en baisse…

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2 Les grands bouleversements de l’après-guerre Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les tragiques événements que nous venons de rapporter dans le chapitre précédent devaient inéluctablement avoir des répercussions sur la vie normale du pays. Il suffit de lire le rapport sur les moyens d’intensifier la production agricole , présenté en 1919 au ministre de l’Agriculture et du Ravitaillement par M. E. Tisserand, Membre de l’Institut et Directeur honoraire de l’Agriculture, pour se rendre compte de la situation dans laquelle se trouvait notre pays après la première Guerre mondiale :
"La France, disait-il, traverse actuellement une crise formidable dans toutes les branches de ses industries : crise de main-d’oeuvre, crise d’outillage, crise de matières premières, crise d’insuffisance de production, etc. Ces crises ne feront certainement que continuer et s’accentuer encore après la guerre, si nous n’y portons remède."
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3 La Villette dans la Grande Crise économique Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Un certain nombre d’auteurs s’accordent pour dire que la France fut touchée plus tardivement que d’autres nations par la récession des années 30, je pense notamment à J.-C. Bonnet qui écrit : "Partie des États-Unis, l’automne 1929, la grande crise économique atteint la France à la fin de 1930 et s’y installe pour plus d’un lustre […]. Pourtant, la France semble beaucoup moins profondément blessée que telle ou telle nation voisine" et il s’interroge : "Ne serait-ce pas, partiellement, la conséquence de l’importance du secteur agricole ?"
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4 Les années 36 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le début de l’année 1936 s’annonçait mal pour les dirigeants du Syndicat de la boucherie en gros. En effet, si l’on s’en rapporte aux paroles prononcées le 16 mars de cette année-là par le président R. Lévy, lors de l’ouverture de l’Assemblée Générale annuelle du Syndicat de la boucherie en gros, il semble bien qu’un certain nombre d’adhérents de cet organisme ne se rendaient pas compte de la complexité des problèmes auxquels leurs représentants étaient confrontés ni des efforts que ceux-ci devaient déployer journellement pour défendre la corporation contre les nombreuses offensives menées par les Pouvoirs publics.
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5 La drôle de guerre Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le 23 mai 1939, en digne émule du Président Lévy, le Secrétaire administratif du Syndicat de la boucherie en gros conclut son rapport moral de l’année 1938 en citant, lui aussi, un grand classique :
"Être ou ne pas être ? Lorsque Hamlet, rêveur, philosophe, contemplatif, prononçait ces paroles, il était près de succomber sous le rôle que lui assignait la fatalité des circonstances. Être ou ne pas être ? Sera-ce pour nous la même interrogation fatidique ?
Et la deuxième proposition de cette phrase marquera-t-elle notre destin ?
"Comme Français d’abord, comme chevillards ensuite, nous sommes depuis quelques mois en présence du problème d’Hamlet.
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6 La Villette à l’heure allemande Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Rien ne laissait présager dans les propos du président M. Bonhomme, lors de la réunion du Conseil d’administration du syndicat de la boucherie en gros du mardi 9 janvier 1940, le cataclysme qui allait s’abattre quelques mois plus tard sur la France. Le président présenta ses vœux de bonne année aux membres du Conseil et adressa son salut confraternel à tous les mobilisés de la corporation.
S’il n’avait été question des masques à gaz, désormais disponibles, et de la hausse de la taxe d’armement, cette séance eût été semblable à toutes celles que nous avons décrites dans les précédents chapitres. En effet, on discuta, comme chaque fois, d’un certain nombre de sujets propres à l’abattoir, notamment des cours des sous-produits, des caisses de mortalité, des vols de suif, du marché des fumiers, etc.
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