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PREMIERE PARTIE
1 Historique des anciens abattoirs de Paris Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

La création des cinq abattoirs dans Paris fut décidée par Napoléon 1er, en 1810 . Les événements de 1814-1815 en retardèrent l’achèvement, si bien qu’ils ne furent livrés à la boucherie qu’en 1818 .
Avant la fin du XVIIIe siècle, il n’y avait pas d’abattoirs publics à Paris. Chaque boucher avait son abattoir attenant à son étal, les égouts n’existant pas, le sang coulait sur la chaussée, la fonte des suifs était opérée sur place par le boucher.

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2 D’où venaient - ils ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Feuilletant dernièrement un livre sur la montagne, je découvris une phrase dans laquelle l’auteur expliquait qu’il y a dans un pays "les nés natifs depuis des générations et des générations, ceux qu’on dit autochtones, et puis les importés, les greffés, les implantés, charriés par les courants des migrations et des exodes", ce qui me conduisit tout naturellement à m’interroger sur l’origine de tous ces hommes, ouvriers et patrons, qui travaillaient aux Abattoirs de La Villette .

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3 Le Syndicat de la Boucherie en Gros Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Comme je l’ai souligné dans l’introduction, c’est pour une large part, grâce à M. Vié, ancien directeur du Syndicat de la Boucherie en gros de Paris, qui a mis à ma disposition la totalité des archives de cet organisme, que j’ai pu entreprendre mes recherches.
Tout au long de ce long voyage dans le passé, nous verrons le rôle déterminant que le Syndicat a joué dans l’histoire du commerce à la cheville. Il me paraît nécessaire, pour bien comprendre toutes les actions qu’il mena, de faire brièvement l’historique de cette organisation professionnelle.

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4 L’homo carnificator Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les hommes des abattoirs de La Villette ont toujours eu la réputation d’être des"durs". En fait, ils étaient à l’image de leur environnement : d’un solide caractère. Du caractère, il en fallait pour travailler dans la cité du sang. Ceci explique sans doute qu’un certain nombre de chercheurs et d’écrivains se soient intéressés à ce milieu tellement spécial.
Parmi ces derniers, citons Henry de Montherlant qui, nous le rappelle André Gravereau, a parlé avec exaltation des tueurs des abattoirs de La Villette :
"Voici mes collègues, les tueurs aux gourdins-matraques, aux glorieuses bacchantes, aux mains rougeaudes, et les Artémis tauroctones aux tabliers tachés de sang. Je me sens en famille. Vive la Boucherie !"
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5 De l’argot des bouchers Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Au cours de mes recherches, j’ai découvert dans Vie et Langage , revue mensuelle publiée par Larousse dans les années 50, un article intéressant, publié sous la plume de Thomas La Nive. Ce spécialiste du langage écrivait notamment :
"Qu’est-ce que le loucherbem ?
"Comme son nom l’indique, c’est l’argot des bouchers de La Villette… En effet, loucherbem (prononcez louchébèm ) signifie précisément "boucher" dans le jargon - le largonji - parlé aux Abattoirs…
"Si vous examinez de près ces mots de loucherbem et de largonji, en les comparant à boucher et à jargon, vous percevez tout de suite le procédé de "fabrication" : on prend la consonne initiale du mot, b, j, et on la rejette à la fin : oucherb, argonj. Ensuite, on substitue à l’initiale déplacée la consonne l : loucherb, largonj. Enfin, on ajoute en queue de mot une finale quelconque, ici -em, -i, ailleurs -é, -oque, -ingue, etc.
"Curieux argot et qui semble à première vue bien compliqué et artificiel.
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6 De la mentalité et du comportement des chevillards Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

 

 

Comment ne pas penser aux "Caractères" de La Bruyère lorsqu’on lit "Boucher qui es-tu ? où vas-tu ?" et qu’on découvre le portrait du boucher qu’a brossé Georges Chaudieu, il y a un peu plus d’un quart de siècle.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que le regard qu’il porte sur l’étalier est sans indulgence :
"Parfois propriétaire et locataire à la fois, il défend avec autant d’âpreté l’une ou l’autre des positions, selon l’occasion.
"Il aime le progrès, mais il s’adapte lentement, il aime savoir ce qu’une machine nouvelle, ce qu’une transformation de son établissement lui apporteront d’avantages et pour cela il attend que le voisin essuie les plâtres.
"Il aime la paysannerie dont souvent il est issu, mais cependant il n’est pas toujours d’accord avec ses membres. Pourtant ils chassent ensemble.
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