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TROISIEME PARTIE
01 Une reprise difficile Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
En 1945, l’industrie, faute d’hommes, faute de matériel et de matières premières, faute surtout de moyens de transport, ne pouvait couvrir les besoins du pays. La production agricole n’était guère plus satisfaisante, encore qu’il fût difficile de la mesurer, en raison du marché noir .
Pendant un temps très court, les soucis du ravitaillement avaient été oubliés, mais la population s’aperçut très vite que sur ce plan, la Libération ne réglait rien. Les Allemands étaient vaincus mais l’abondance ne revenait pas pour autant . Pendant longtemps encore, l’obsession du ravitaillement allait hanter les esprits.
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02 La liberté à petits pas Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

En ce début d’année 1950, deux titres en caractères gras, s’étalant à la première page du journal de La Boucherie en gros de Paris du 1er janvier, laissaient présager que le dirigisme touchait à sa fin.
Les éditoriaux du Président Fournel, et celui de M. Debessac, Délégué Général de la Fédération, intitulés respectivement "Lentement mais sûrement !", et "La Liberté et le bon sens", étaient sans équivoque. L’un et l’autre montraient que le retour à la liberté du commerce était en marche.

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03 Prélude à la reconstruction Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Nous l’avons vu au début de cette étude, dès 1906, on parlait déjà de reconstruire les Abattoirs de La Villette. Ce projet fut repris dans les années 20, mais les différentes études ne purent aboutir et l’on se contenta de procéder à une réfection partielle.
Dans un premier temps on procéda à la reconstruction de la Criée, puis on construisit deux carrés d’abattage supplémentaires qui furent mis à la disposition des bouchers en gros veautiers le 11 février 1933, ce qui ouvrait l’ère de la spécialisation des abattages et des locaux, chaque chevillard ne pouvait plus désormais abattre et commercialiser qu’une seule catégorie d’animaux : bovins, veaux ou moutons et cela dans des locaux distincts.
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04 Un tournant dans l’histoire de La Villette Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Nous l’avons vu, c’est au cours de la séance du 29 décembre 1955 que le Conseil municipal décida l’ouverture d’un projet de concours pour la reconstruction des abattoirs de La Villette.
Dans les tout premiers jours de 1957, le Président Fournel informa la corporation que le jury avait déjà fait son choix :
"C’est maintenant, déclara M. Fournel, que chacun doit s’intéresser à ce problème car il peut être encore temps de faire profiter la collectivité d’idées constructives et de critiques justifiées. La pire des choses serait de laisser se dérouler les événements et d’attendre le jour de l’inauguration des nouveaux abattoirs pour se préoccuper du problème.
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05 Le premier coup de pioche est donné Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
À peine quelques jours s’étaient-ils écoulés après le vote du 18 décembre 1958, que la reconstruction des abattoirs de La Villette et la réalisation du marché unique des viandes entraient dans une phase active.
Dès le 6 janvier 1959, en effet, une ordonnance, deux décrets et un arrêté étaient publiés, instituant La Villette Marché d’Intérêt national . Ces trois textes, comme le soulignèrent plus tard les membres de la Commission d’enquête parlementaire du Sénat, traduisaient la volonté exprimée en 1958 par le Commissariat général au Plan d’intégrer le marché de gros de La Villette dans le réseau de marchés d’intérêt national organisé en 1953, et remettaient en cause, par voie de conséquence, le modeste projet de modernisation des abattoirs de La Villette adopté par le Conseil municipal de Paris le 12 décembre 1957.
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06 Controverses sur La Villette Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La lecture du rapport moral présenté à l’assemblée générale du Syndicat de la Boucherie en gros, qui se tint le 1er mars 1961, nous éclaire sur plusieurs points. On apprend, en effet, qu’au cours de l’année 1960 les pouvoirs publics avaient informé les dirigeants du syndicat qu’ils souhaitaient voir créer aux abattoirs de La Villette une chaîne d’abattage qui pourrait fonctionner avant la reconstruction et une salle de désossage dans l’ancien "pendoir à porcs".
Selon le Secrétaire général du syndicat, ce dernier projet avait reçu, non seulement l’encouragement de M. Fontanet , Secrétaire d’État au Commerce intérieur, mais la promesse d’une subvention.
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07 Une situation qu’on peut qualifier de transitoire Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Nous sommes en avril 1963. Après un retard de près de quatre mois, les travaux de démolition et de reconstruction avaient repris à une cadence accélérée. On démolissait maintenant une petite partie de l’usine Artus afin de compléter le périmètre de chantier sur lequel seraient édifiés la salle de vente et le bâtiment d’abattage.
De l’autre côté du canal de l’Ourcq les travaux avançaient rapidement aussi et les responsables de la Société de Paris-La Villette espéraient que, sauf imprévu, les bouveries de stabulation seraient terminées dans un an.
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08 Reconstruction et élections municipales ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Alors qu’en haut lieu les responsables de l’opération "Villette" se préoccupaient du financement de la reconstruction, les usagers de l’abattoir s’intéressaient surtout à ce qui se passait sur le terrain et notamment à l’état d’avancement des travaux.
Commencé le 2 mai 1961, le bâtiment des cuirs, destiné à reloger les collecteurs de cuirs verts - jusque-là installés quai de la Gironde et à la Halle aux cuirs des Gobelins - avait été mis en service le 1er juillet 1963. Situé de l’autre côté du boulevard Macdonald, il constituait la seule extension par rapport à l’ancienne Villette.
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09 Le temps des incertitudes Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L’année 1965 débuta sous le signe du rechiffrage général de l’opération de la Villette. Ce rechiffrage n’avait rien de surprenant étant donné le caractère provisoire, nous l’avons vu, de la réévaluation de 1963.
Dans un premier temps, on réestima la stabulation, l’abattoir et les frigorifiques, tandis que l’on se contentait d’actualiser les chiffres des autres éléments de l’opération.
Puis, dans un deuxième temps, on procéda à la réestimation au 30 septembre 1964 des autres éléments du complexe de La Villette. Le Conseil d’Administration de la S.E.M.V.I. allait étudier ce projet dans sa séance du 9 juin 1965.
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10 De l’explosion de Mai 1968 à l’implosion de la S.T.A.P. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
À peine était-il installé depuis quelques semaines, que le nouveau Conseil d’administration du Syndicat de la Boucherie en gros se trouvait confronté à une situation exceptionnelle : l’explosion de Mai 1968.
Ni l’Élysée ni le Palais-Bourbon n’ont aimanté le mouvement de Mai, écrit Michel Winock . Tandis que l’occupation des ateliers et des usines renouait avec juin 1936, d’autres espaces symboliques ont été pris d’assaut : au premier chef, la Sorbonne, mais aussi la Maison de la Radio, le théâtre de l’Odéon, etc.
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